Le Voyage immobile

14 novembre 2010

Des ombres et des lumières...

Des ombres hantent mon coeur, des mirages et des stroboscopes...

J'oublie, je souris

Je me souviens, je palis...

Je repense à toi, figé dans ma prison dorée

Je repense à toi, au gout de tes lèvres sur les miennes

Je repense à toi, et il m'est difficile d'aimer à nouveau

Je t'oublie et je revis

Je t'oublie et je reçois

Je t'oublies et je suis vivant.

L'air est chargé de relents de souvenirs étranges, en suspension dans un temps incertain. Etait-ce hier ? Il y a un mois ? Il y a un an ? Je ne sais plus.

Des sourires passent, des oeillades, des démarches chaloupées appuyées, je n'en ai que faire. Laissez moi en convalescence.

L'Amour se digère mal parfois, il se conjugue au présent, au futur puis au passé.

Qu'ai je fais pour en arriver là ? Des musiques passent en boucles dans ma petite caboche décrépite, des images, des éclairs des miroirs.

La vie s'éffiloche et je demeure, las, à regarder les jours en suspends.

Soirée, musique d'ambiance, elle allongé sur le canapé, un demi sourire en coin. Elle me scrute, m'attends au tournant. Moi, je vocifère que le monde est cruel. Qu'il est mal foutu ce monde. Elle s'approche, me caresse la joue...ça main s'attarde sur mon sexe.

Elle danse autour de moi, comme folle.

Mais c'est moi qui suis fou...fou d'elle. De son rire, de ses yeux, de ses mots, de son corps.

Suite(s)

Moi décrépti assis dans un vieux fauteuil, en train d'écrie un mail pour essayer de la récupérer une enième fois...c'esst trop tard, c'est cassé.

J'avale un autre Valium et je vais me coucher.

Réveil.

Une douche. Je reprends mes esprits. Une autre journée atone m'attends.   

Posté par Le Taliban à 18:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


11 janvier 2010

Douleur

C'est là, tapi en vous...

ça vous regarde en façe sans vouloir dire son nom...

Et ça remue sans cesse, comme une ronce sauvage qui pousse en vous...

Comme un milliers d'aiguilles acérés qui vous transpercent l'âme...

Comme le marteau qui vient frapper l'enclume sans cesse...

Et toujours ce vacarme glacé qui coule dans tes veines.

Infini tristesse.

Sale humeur.

Tu te réveilles dans la nuit frissonnant, les yeux grands ouverts dans le noir tentant de déchiffrer les ombres...

Tu rumines et tu transpires.

Les tripes nouées et la nausée au bord des lèvres, tu attends l'aube poindre.

Exténué tu t'extirpes de la nuit en attendant la suivante.

La journée passe, morne avec son lot d'incertitudes.

Tu attends, phase narcoleptique...phrases névralgiques.

Tu saignes toujours. Tu attends le lendemain, espérant un redoux.

Mais tu sais qu'il ne seront plus très nombreux les lendemains qui chantent.

Alors tu t'allonges, en attendant la nuit.

Posté par Le Taliban à 21:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

06 décembre 2009

Que serais-je sans toi ?

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Je sais je sais Tout est à faire
Dans ce siècle où la mort campait
Et va voir dans la stratosphère

Si c'est la paix


Éteint ici là-bas qui couve
Le feu court on voit bien comment
Quelqu'un toujours donne à la louve

Un logement


Quelqu'un toujours quelque part rêve
Sur la table d'être le poing
Et sous le manteau de la trêve

Il fait le point


[...]

C'est la paix qui force le crime
À s'agenouiller dans l'aveu
Et qui crie avec les victimes

Cessez le feu

Louis Aragon

Posté par Le Taliban à 18:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

31 octobre 2009

Regrets

Souvent, pour s'amuser, les femmes contemporaines
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Les girons glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-elles déposées sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'une agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Découvrez la playlist hey you avec Pete Yorn & Scarlett Johansson

Posté par Le Taliban à 18:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

24 octobre 2009

Seul

Je m'étais promis que l'on ne m'y reprendrais plus...plus un mot sur ce blog...plus une parole.

Arrêter de se déverser.

Pourtant aujourd'hui, je me sens comme une merde. Petite, chiasseuse et pathéthique.

Je l'aimé, ça oui.

Elle est partie et pour de bonnes raisons, ma jalousie infecte, mes crises existencielles nauséabondes.

Aujourd'hui, je suis vide et rempli d'une blie amère que je recrache ponctuellement sur mon entourage.

Je demeure emprisonné entre ma jalousie maladive et ma culpabilité intransigeante.

Que reste-il de moi ? Rien.

L'ombre de moi-même. L'ombre d'un homme, l'ombre d'un sexe, l'ombre d'une vie.

Elle était mon soleil, mon phare, ma lumière au bout du tunnel. Je l'ai littéralement éteinte.

Certes, elle a ses torts : trop indépendantes, légèrement égoïste et un peu perdue. Mais méritait-elle vraiment ça ?

J'entends par la un compagnon, tout à la fois, hurle et gémit, vomit et gesticule, en vain.

On ne tient pas au coté d'un tel phénomème...Tout au plus on prends ses jambes à son coup et l'on s'éloigne vite. Au pire, on reste et on souffre.

Je ne suis pas un homme. ça en a l'odeur, le goût, les compétences et les capacités mais ça n'en n'est pas un.

Je suis un petit être immonde qui sonde les abîmes de son coeur et de son âme au contact des autres : je déconstruit disait-elle.

Je ne sais pas aimé.

Je fantasme ma vie et mes fantasmes se retournent contre moi pour me dévorer tout cru sans me laisser le moindres répis, la moindres petites miettes de bonheur.

J'aurais voulu être heureux, mais je crève de plus en plus la bouche ouverte, les entrailles à vif et répandues au sol. Je suis handicapé de la vie , de l'Amour et des autres.

Je vais encore m'administrer quelques doses d'hypnotiques, d'anxiolitique pour tenter de franchir la ligne d'arrivée en un seul morceau et après Adios.

J'ai mal à la vie.

197721

Posté par Le Taliban à 11:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




15 septembre 2009

Après reflexion...

Posté par Le Taliban à 23:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

14 septembre 2009

ouaip...

carambolage

Posté par Le Taliban à 19:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

06 septembre 2009

...

Posté par Le Taliban à 11:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

14 août 2009

No comment

Aujourd'hui, après un câlin avec ma copine, je m'allonge sur le dos, tout fier. Elle met alors sa tête sur mon épaule et me dit : "C'est pas grave..." VDM

d0eb2c9db8ffd114ed36ba8cd860468d

Posté par Le Taliban à 16:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

12 août 2009

“Warning, predators beyond this point”

No comment.

SOSSharkWarning

Posté par Le Taliban à 14:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]