C'est là, tapi en vous...

ça vous regarde en façe sans vouloir dire son nom...

Et ça remue sans cesse, comme une ronce sauvage qui pousse en vous...

Comme un milliers d'aiguilles acérés qui vous transpercent l'âme...

Comme le marteau qui vient frapper l'enclume sans cesse...

Et toujours ce vacarme glacé qui coule dans tes veines.

Infini tristesse.

Sale humeur.

Tu te réveilles dans la nuit frissonnant, les yeux grands ouverts dans le noir tentant de déchiffrer les ombres...

Tu rumines et tu transpires.

Les tripes nouées et la nausée au bord des lèvres, tu attends l'aube poindre.

Exténué tu t'extirpes de la nuit en attendant la suivante.

La journée passe, morne avec son lot d'incertitudes.

Tu attends, phase narcoleptique...phrases névralgiques.

Tu saignes toujours. Tu attends le lendemain, espérant un redoux.

Mais tu sais qu'il ne seront plus très nombreux les lendemains qui chantent.

Alors tu t'allonges, en attendant la nuit.